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Clap de fin pour les Ardoisières d'Angers après six siècles d'exploitation

La mine fermée employait 153 salariés et avait perdu 5 millions d'euros en 2013.

La CGT conteste l'étude du BRGM sur l'épuisement du gisement.

 

Le creusement récent de 3.000 mètres de galeries et de nombreux sondages ont révélé l'épuisement du gisement de Trélazé. - Photo DR

 

La fine ardoise angevine, c'est presque fini. A Trélazé (Maine-et-Loire), la fermeture de la dernière mine, celle des Ardoisières d'Angers (groupe Imerys), marquera fin mars l'épilogue de six siècles d'extraction de cette pierre schisteuse, un produit haut de gamme vanté pour son gris bleuté.

Lundi dernier, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a confirmé que l'exploitation de la mine n'était plus viable en raison de l'épuisement du gisement. Cet avis confirme celui d'Imerys, qui avait annoncé, le 25 novembre dernier, le projet de fermer ce site. La mine emploie 153 salariés. Ils étaient encore 2.000 au début des années 1980. Au-delà du manque de réserves, la direction mentionne une baisse de la qualité de la pierre bleue restante. Au cours des dix dernières années, 3.000 mètres de galeries ont été creusées et près de 10.500 sondages effectués près des gisements actuels, mais sans résultat.

En dépit de ces investissements, la production est passée de 6.300 tonnes en 2012 à 3.500 tonnes l'année dernière. Depuis 2008, le rendement s'est réduit de moitié, à 2,8 %, tandis que le coût de production d'une tonne passait de 860 euros en 2005 à 2.000 euros. « La situation financière de l'entreprise s'est détériorée », expose Imerys. La perte d'exploitation approchait les 5 millions d'euros en 2013, sur un chiffre d'affaires de 12 millions. Sur les exercices 2011 et 2012, la perte nette cumulée atteignait 7,5 millions d'euros.

Marc Goua, le maire PS de Trélazé déplorait récemment que les toitures du château de Fontainebleau et celles des Invalides eussent été refaites avec de l'ardoise canadienne. Selon Imerys, 90 % de l'ardoise vendue en France provient de mines ouvertes en Espagne, alors qu'il fallait plonger à 400 mètres pour l'extraire du sous-sol de Trélazé.

Mesures de reclassement

L'audit n'a pas convaincu la CGT, qui conteste l'épuisement du gisement et affirme qu'il a été réalisé essentiellement à partir de documents fournis par la société, sans investigations supplémentaires. Le syndicat a commandé une autre étude au cabinet Secafi, pour qui le site serait viable à condition d'investir une vingtaine de millions d'euros. De son côté, la direction indique qu'elle proposera à tous les salariés des mesures personnalisées et des reclassements en France. 

La fin de la mine a cependant provoqué un certain émoi à Trélazé, faubourg populaire d'Angers. Dans certaines familles, on était mineur d'ardoise de père en fils, depuis des générations. La mine laisse en outre une vaste emprise de 130 hectares, propriété d'Imerys, qu'il faudra urbaniser ou réindustrialiser.

 

Source: Les Echos  |  Par Emmanuel Guimard  |  04/03/2014

 

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